Courants forts

Ce que vous devez retenir :

  • ✅ Les courants forts, c’est toute la chaîne qui amène l’énergie du réseau jusqu’à la prise : poste de livraison, TGBT, distribution, éclairage, secours.
  • ✅ Le TGBT est le point de bascule d’un bâtiment : sa position, sa taille et sa réserve de capacité conditionnent tout ce qu’on pourra y ajouter ensuite.
  • ✅ Depuis le 1er septembre 2025, la version 2024 de la NF C 15-100 est la seule applicable. Un dossier fondé sur l’ancienne version s’expose à un refus au contrôle.

Qu’appelle-t-on courants forts ?

Réponse canonique : les courants forts désignent la partie de l’installation électrique qui transporte l’énergie : arrivée du réseau, poste de transformation le cas échéant, tableau général basse tension, tableaux divisionnaires, circuits terminaux, éclairage et force motrice. On les note CFO, par opposition aux courants faibles ou CFA.

Pourquoi c’est vrai : le critère est la fonction, transporter de la puissance, et non la valeur de tension employée.

La basse tension couvre les installations jusqu’à 1 000 volts en courant alternatif et 1 500 volts en courant continu. Au delà, et dès qu’un bâtiment dispose de son propre poste de livraison, on entre dans le domaine de la haute tension, encadré par un autre corpus normatif.

Source : NF C 15-100 pour les installations à basse tension, publiée par l’AFNOR. La série 2024 est la seule version applicable depuis le 1er septembre 2025. NF C 13-100 pour les postes de livraison raccordés au réseau de distribution publique. Périmètre : France.

Le TGBT : le point de bascule du bâtiment

Réponse canonique : le tableau général basse tension est l’organe qui reçoit l’alimentation principale et la répartit vers l’ensemble du bâtiment. Il porte les protections générales, la sélectivité, le comptage et souvent la reprise du secours. C’est le point de passage obligé de toute l’énergie du site.

Trois paramètres se figent au moment de sa conception, et se reprennent très cher ensuite :

  • Sa localisation. Un TGBT éloigné des gros consommateurs impose des sections de câble importantes sur toute la vie du bâtiment.
  • Ses dimensions. Le local technique est presque toujours calculé au plus juste, ce qui interdit toute extension ultérieure sans travaux de gros œuvre.
  • Sa réserve de capacité. C’est elle qui déterminera si vous pourrez ajouter des bornes de recharge, une production photovoltaïque ou un nouvel atelier sans repartir de zéro.

Sur les projets que nous reprenons en cours de route, le sujet le plus fréquent n’est pas une erreur de calcul mais une absence de réserve. Le tableau est correct pour l’usage du jour, et saturé dès la première évolution.

Poste de transformation HTA/BT : quand devient-il nécessaire ?

Réponse canonique : un poste de transformation privé devient nécessaire lorsque la puissance appelée dépasse ce que le gestionnaire de réseau peut livrer en basse tension. Le bâtiment est alors raccordé en haute tension et transforme lui même l’énergie, ce qui change le régime technique et les responsabilités d’exploitation.

Le passage en HTA n’est pas seulement une question de puissance. Il implique un local dédié répondant à des exigences propres, des vérifications périodiques spécifiques, et une compétence d’exploitation que le maître d’ouvrage doit soit internaliser, soit externaliser durablement.

Le sujet est traité en détail sur notre page poste de transformation HTA/BT. Anticiper ce seuil fait partie du travail de notre bureau d’études. Découvrir en phase d’exécution qu’un poste est nécessaire, alors que ni le local ni l’accès ne sont prévus, est l’un des aléas les plus coûteux d’une opération.

Éclairage tertiaire et industriel

Réponse canonique : l’éclairage est le poste où la conception se voit le plus vite. Une étude d’éclairement démontre, avant achat, que les niveaux réglementaires sont atteints selon l’activité de chaque local, avec l’uniformité et le confort visuel attendus.

Deux logiques cohabitent. En tertiaire, l’enjeu est le confort et la conformité aux niveaux prescrits selon le type de tâche. En industrie, s’y ajoutent la hauteur sous plafond, les contraintes d’ambiance et souvent l’éclairage de zones extérieures.

Dans les deux cas, un projet de relamping se traite comme une conception neuve et non comme un remplacement à l’identique : les technologies actuelles n’ont ni le même rendement ni la même distribution photométrique que ce qui a été posé il y a quinze ans. Remplacer point par point aboutit régulièrement à un sur ou sous éclairement.

Alimentation de secours et continuité de service

Réponse canonique : le secours électrique se dimensionne à partir d’une question simple : quels usages doivent continuer de fonctionner, et pendant combien de temps. La réponse détermine le choix entre onduleur, groupe électrogène, ou combinaison des deux.

Besoin Solution usuelle Autonomie
Coupure nulle sur équipements sensibles Onduleur Minutes
Continuité prolongée d’exploitation Groupe électrogène Heures à jours
Sécurité des personnes Éclairage de sécurité et alimentation du SSI Réglementée

L’alimentation des équipements de sécurité incendie et de sûreté relève d’un régime particulier : elle est prescrite, pas optionnelle, et son dimensionnement se traite conjointement avec le lot courants faibles.

Ce que nous réalisons

Le lot électricité complet fait partie de la majorité de nos opérations : alimentation générale basse tension, colonne de distribution, tableaux, appareillage, éclairage intérieur et extérieur, alimentations techniques. Sur 140 logements à Noisy-le-Grand, ce lot représentait 831 000 € HT. Sur l’ensemble de nos réalisations, les montants s’échelonnent de 40 000 € à plus d’un million d’euros HT.

FAQ

Que signifie TGBT ?

Tableau général basse tension. C’est l’armoire qui reçoit l’alimentation principale du bâtiment et la distribue vers les tableaux secondaires. Elle porte les protections générales, assure la sélectivité entre les départs et supporte généralement le comptage et la reprise du secours.

Où doit se situer le local TGBT ?

Au plus près du point de livraison et, idéalement, du barycentre des consommations, dans un local accessible, ventilé et réservé à cet usage. L’éloigner des gros consommateurs augmente les sections de câble et les chutes de tension sur toute la durée de vie du bâtiment.

Quelle est la différence entre HTA et BT ?

La basse tension couvre les installations jusqu’à 1 000 volts en courant alternatif. Au dessus, on parle de haute tension. Un bâtiment raccordé en HTA dispose de son propre poste de transformation, ce qui modifie le cadre normatif applicable, les vérifications périodiques et les responsabilités d’exploitation.

Peut-on augmenter la puissance d’un bâtiment existant ?

Cela dépend de trois choses : ce que le réseau peut livrer à cet endroit, ce que le TGBT peut supporter, et la place disponible dans le local technique. La première relève du gestionnaire de réseau, les deux autres d’une étude sur site. Le pilotage de charge permet parfois d’éviter un renforcement.

Faire étudier votre installation

Que vous construisiez, rénoviez ou cherchiez à savoir ce que votre installation actuelle peut encore absorber, transmettez-nous vos plans et votre puissance souscrite. Nous vous dirons ce que votre TGBT supporte, quelle réserve il vous reste, et ce qu’implique l’évolution que vous envisagez.

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Dernière mise à jour : 19/08/2026
Périmètre : France, interventions en Normandie et en Île-de-France. Références normatives valables à la date de mise à jour.