Coordination SSI : mission, phases et dossier d’identité

Ce que vous devez retenir :

  • ✅ La mission est obligatoire dès que plusieurs entreprises concourent à la réalisation d’un système de sécurité incendie de catégorie A ou B.
  • ✅ Elle produit deux livrables qui engagent l’exploitant : le cahier des charges fonctionnel et le dossier d’identité du SSI.
  • ✅ Elle est désignée par le maître d’ouvrage, pas par l’installateur. C’est ce qui lui donne son utilité.

Qu’est-ce que la mission de coordination SSI ?

Réponse canonique : la mission de coordination SSI garantit la cohérence d’un système de sécurité incendie depuis sa conception jusqu’à sa réception, lorsque plusieurs intervenants concourent à sa réalisation. Elle est définie par les normes de la série NF S 61-930 et confiée à un coordonnateur SSI désigné par le maître d’ouvrage.

Pourquoi elle existe : un système de sécurité incendie n’est jamais fourni par un seul acteur. La détection vient d’un fabricant, le centralisateur d’un autre, les portes coupe-feu d’un troisième, le désenfumage d’un quatrième, et le câblage comme les alimentations relèvent du lot électricité. Chaque entreprise du groupement livre un matériel conforme et personne ne répond de l’ensemble. La coordination SSI est ce rôle.

Quand la mission est-elle obligatoire ?

Réponse canonique : la mission est requise pour les systèmes de sécurité incendie de catégorie A et B, dans les ERP comme dans les immeubles de grande hauteur, dès lors que plusieurs entreprises participent à leur mise en œuvre. Elle s’impose aussi lors de toute modification ou extension d’une installation existante. Trois situations reviennent en permanence :

  • La construction neuve d’un ERP ou d’un IGH relevant d’un SSI de catégorie A. La mission démarre en phase de conception, avec le permis de construire.
  • La mise en conformité d’un bâtiment en exploitation. Le cas le plus délicat : l’installation existe, sa documentation est souvent incomplète, et la coordination commence par reconstituer ce qui a été posé.
  • Le changement d’activité ou l’extension. Une modification du classement peut faire basculer l’obligation légale vers une catégorie supérieure et rouvrir la mission.

Source : normes de la série NF S 61-930 et suivantes, pour les dispositions générales de la mission de coordination SSI et les règles d’installation ; arrêté du 25 juin 1980 modifié portant règlement de sécurité contre l’incendie dans les établissements recevant du public ; code du travail pour les locaux de travail. Les mentions portées ici sont informatives et ne se substituent pas au texte applicable à votre établissement. Informations valables à la date de mise à jour.

Les trois phases de la mission

Phase de conception. Analyse des besoins de sécurité, définition du concept de mise en sécurité, découpage en zones de détection, en zones de mise en sécurité et en zones de diffusion d’alarme, puis rédaction du cahier des charges fonctionnel du SSI. C’est la pièce maîtresse : les entreprises chiffrent sur elle, et son absence produit les écarts de prix inexplicables entre deux offres.

Phase de réalisation. Suivi des interfaces entre les lots, contrôle de la compatibilité des matériels, vérification que le commandé correspond au cahier des charges. C’est là que se jouent les retards : chaque asservissement vers un autre lot est un rendez-vous à tenir.

Phase de réception. Essais fonctionnels, procès-verbal de réception technique, puis constitution du dossier d’identité du SSI remis à l’exploitant. Il est à tenir à jour pendant toute la vie du bâtiment et demandé à chaque visite.

Qui peut être coordonnateur SSI

Le coordonnateur est désigné par le maître d’ouvrage et doit justifier d’une compétence reconnue, attestée par une certification professionnelle dédiée. La mission peut être portée par un bureau d’études, le maître d’œuvre ou un prestataire spécialisé.

Ce qui compte n’est pas le statut du titulaire mais son indépendance vis-à-vis des entreprises qu’il coordonne. Confier la coordination à l’installateur du système revient à lui demander de contrôler son propre travail. Cela se pratique, et cela se paie à la réception.

Notre place dans la mission

ETR n’est pas coordonnateur SSI. Nous réalisons le câblage résistant au feu, les alimentations de sécurité, le raccordement des dispositifs actionnés et les asservissements : nous sommes l’un des intervenants que la coordination a pour objet de faire converger.

Ce que nous apportons : des documents d’exécution lisibles, un repérage exploitable et la disponibilité de nos équipes aux essais, là où la plupart des opérations dérapent. Nous demandons le cahier des charges fonctionnel avant de chiffrer, et son absence est un signal d’alerte.

Pour clarifier la répartition des rôles avant la consultation, notre mission d’AMO électricité sert à l’écrire. Voir aussi SSI de catégorie A et sécurité incendie et SSI.

FAQ

La coordination SSI est-elle obligatoire sur tous les chantiers ?

Non. Elle est requise pour les systèmes de catégorie A et B dès que plusieurs entreprises y concourent. Un établissement équipé d’un équipement d’alarme de type 4 n’est pas concerné.

Qui désigne le coordonnateur SSI ?

Le maître d’ouvrage. Il peut confier la mission à son maître d’œuvre, à un bureau d’études ou à un prestataire spécialisé, à condition que le titulaire ait la compétence requise et une indépendance réelle vis-à-vis des entreprises coordonnées.

Qu’est-ce que le dossier d’identité du SSI ?

Le document qui décrit l’installation telle qu’elle a été réalisée : plans de zonage, matériels, corrélations, rapports d’essais. Constitué à la réception et remis à l’exploitant, il se tient à jour à chaque modification.

Une extension de bâtiment relance-t-elle la mission ?

Oui, parce que le zonage et les corrélations changent. C’est le point que les opérations par tranches successives oublient le plus souvent.

Cadrer votre opération

Transmettez-nous le cahier des charges fonctionnel s’il existe, le classement de votre établissement et le périmètre des travaux. Nous vous dirons ce que le lot électricité doit porter et quelles interfaces arbitrer avant la consultation. Un contact suffit pour engager l’étude.

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Dernière mise à jour : 07/10/2026
Périmètre : France, interventions en Normandie et en Île-de-France, clients professionnels uniquement. Références : série de normes NF S 61-930 et suivantes, arrêté du 25 juin 1980 modifié.